01/05/2008

Les pirates du vivant - film de Marie Monique ROBIN



Le brevetage du vivant :
Accordé aux Etats-Unis par l’Office Américain des Brevets qui est sous la Tutelle du Ministère du Commerce.
Normalement, pour obtenir un brevet, il faut respecter trois critères :
• Nouveauté
• Utilité
• Pouvoir d’invention
Il y a de plus en plus de bizness dans le brevetage des organismes vivants.
Normalement, le brevetage sur les organismes vivants est interdit dans tout le monde jusqu’à l’avènement de la biotechnologie.
Loi 1951 sur les brevets
70 000 brevets accordés aux EU tous les ans dont 15 % concernent des organismes vivants.

Le cas de Ananda Chakrabarty
Est-il responsable de tout ? On peut dire qu’il a tout déclenché.
Employée en tant que scientifique chez General Electric, il met au point une bactérie transgénique dévoreuse de pétrole «Pseudomonas» en 1972.
Chakrabarty décide donc de faire breveter sa précieuse découverte. Une invention susceptible d’intéresser bon nombre de sociétés spécialisées dans la lutte contre les marées noires ! Les intentions du chercheur sont claires : « Nous voulions protéger nos droits et empêcher quiconque d’utiliser cette bactérie sans nous verser des royalties. » Mais le PTO (US Patent and Trademark Office), l’organisme américain chargé de délivrer les brevets, rejette sa demande. Il accepte de breveter le processus utilisé, mais pas la bactérie elle-même. Motif invoqué : la vie ne saurait être brevetée. À l’époque, seules les plantes hybrides, qui font l’objet d’un décret spécial du Congrès américain voté en 1970, peuvent être protégées par un brevet.
Mais Ananda Chakrabarty ne baisse pas les bras. Il fait appel et, en 1980, la Cour suprême lui donne raison.
Selon le président de la Cour, les microbes tels que celui que le chercheur a mis au point ne sont pas le fruit d’un processus naturel : ce sont de véritables inventions, créées par l’homme. Et en tant qu’inventions, ils deviennent brevetables.
Cette décision a ouvert la voix à la brevetabilité de tous les organismes génétiquement modifiés : les microbes, les cellules, les plantes, les animaux. Et, finalement, les fragments d’ADN humain.
À partir de ce moment, la phrase prononcée par la Cour Suprême des États Unis dans l'affaire «Diamond v. Chakrabarty» est restée dans l'histoire: «n'importe quelle chose sous le soleil fabriquée par l'homme» pouvait être protégée par le brevet
Mais pour les plantes, obtenir un brevet est plus difficile, pour cela il faut :
• Soit que la plante ait été génétiquement modifiée
• Soit par un processus de croisement et de sélection l’homme a obtenu une plante qui n’existe pas dans la nature

Pour obtenir un brevet, il ne faut pas que cela existe déjà dans la nature.
Le haricot jaune Enola
Ce haricot est soi-disant la propriété d’un américain Larry Proctor qui a donné à ce haricot le nom de sa femme. Il en fait des cultures aux Etats-Unis et a obtenu un brevet pour cette plante or ce n’est pas une invention. Ce haricot existe déjà au Mexique. Dans la région volcanique, les espèces de haricot poussent relativement bien et il existe différentes espèces. Larry Proctor a acheté un sac de haricot au Mexique, il en a trié et a décidé d’isoler les haricots jaunes et d’en faire la culture qui a bien commencé et par la suite comme cela fonctionnait plutôt bien il a décidé de commercialiser et de breveter. En avril 1999 Pod-Ners (Larry Proctor) obtenait brevet sur ce haricot jaune sous le nom d`Enola.
Or les paysans mexicains suivis de leur gouvernement décident de mener une « guerre » contre ce brevet et demande l’annulation. Le gouvernement mexicain paie des scientifiques de l’Université de Davis spécialisé dans le haricot. Un biologiste belge, Paul Geps, chercheur en biologie moléculaire, payé par l’état méxicain dénonce les dérives du gouvernement américain à l’attribution de ces brevets. Pour lui, Proctor n’aurait pas du avoir de brevet car il ne précise rien dans son dossier. Il parle de rentabilité et résistance à la chaleur, sujets qu’il n’a pas prouvé ni développé par des chiffres.
En comparant les séquences génétiques ADN du haricot jaune Enola et haricots jaunes mexicains, Geps assure que les deux espèces ont des séquences génétiques identiques et viennent du même endroit. Pour lui le brevet doit être annulé. Il n’y a pas d’inventivité.
L’état mexicain parle de vols car l’haricot jaune est cultivé depuis des années sur son sol. La réaction du Gouvernement mexicain fait suite à l`interdiction imposée début 2000 à la vente du haricot jaune mexicain chez le voisin du Nord. Selon Larry Proctor, il est donc illégal qu`une autre entreprise ou personne achète vende ou offre des haricots jaunes aux Etats-Unis car c`est une atteinte à sa propriété créée et enregistrée à la suite d`un «long travail». Larry Proctor contacte tous les importateurs américains de « mayacobas » pour les informer que ces haricots sont sa propriété, et que quiconque les commercialise lui doit des royalties… Ceux qui ne se soumettent pas sont attaqués en justice. Les fermiers américains sont sous le choc : ils cultivent ces haricots depuis des années ! Idem pour les vendeurs mexicains… Et tous doivent désormais verser des royalties à Larry Proctor. Résultat : les ventes à l’exportation s’effondrent de 90%. 22.000 fermiers du nord du Mexique sont touchés.
Mais l’américain ne lâche pas le morceau. Ses frais de justice s’élèvent à 100 000 dollars. A-t-il un investisseur ? Une multinationale derrière lui ?
Une autre organisation est partie en guerre contre le brevet Enola. Le 20 décembre 200 le Centre international d`agriculture tropicale (CIAT) a présenté une demande de révision de la patente nord-américaine. Soutenue par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l`alimentation et l`agriculture) cette opposition prend tout son sens si l`on sait que le CIAT possède une immense banque de gènes. Ce centre d`investigation a notamment plus de 27 000 semences de haricots... dont six identiques à celle du brevet. De quoi constituer un sérieux dossier à charge. L`administration américaine avait jusqu`à fin mars 2001 pour se prononcer.

Bien que la résistance s`organise pour la militante de la RAFI ce qui se passe avec l`Enola est emblématique. D`une part cela démontre la fragilité ou l`inexistence des normes internationales pour la régulation des brevets d`êtres vivants et d`autre part le manque de protection des pays du Sud face à la biopiraterie.
D`après la fondation écologiste le brevet Enola n`est qu`un cas de plus dans une longue liste d`abus. Le riz du Sud-Est asiatique la quinoa bolivienne l`ayahuasca amazonienne et les poids chiches d`Inde sont seulement les cas les plus notoires de demandes de propriété intellectuelle présentées dans les pays industrialisés.

BIOPIRATERIE
Appropriation des ressources biologiques et génétiques d'un pays (plantes alimentaires et médicinales, gènes humains, …) à des fins commerciales.
La biopiraterie est le fait de s'approprier les ressources biologiques d'un pays ou d'une population à des fins commerciales. Elle est essentiellement pratiquée par les pays du Nord au détriment de ceux du Sud, par le biais de dépôts de brevets sur des gènes ou des espèces , qui garantissent à leurs détenteurs l'exclusivité des bénéfices liés à la commercialisation des produits qui en sont dérivés.

16:50 Écrit par klara dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/04/2008

 

Mélenchon, le Tibet et les minorités
Le pire opposant aux causes minoritaires ne pouvait pas en rester à essayer de discréditer les minorités en France ! En effet depuis plusieurs années M. Mélenchon s'en prend aux Bretons, Basques ou Corses en s'improvisant bien maladroitement spécialiste des langues régionales. En grand défenseur de l'indivisibilité de la République, il ne pourrait, selon lui, y avoir officiellement de place pour d'autres langues en France ? Le « très à gauche sénateur francilien » s'en prend désormais aux Tibétains, en situation minoritaire eux aussi. Il en deviendrait presque compatissant du régime chinois entaché par les événements aux Tibet et cela au point d'amenuiser l'impact de la politique répressive en Chine, tout en s'improvisant historien. M. Mélenchon délare en effet dans son blog que « Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle [...] Parler »d'invasion« en 1959 pour qualifier un évènement à l'intérieur de la révolution chinoise est aberrant. » Évoquant un Tibet au passé tyrannique, coupable des pires exactions envers son peuple, il justifierait presque la répression des émeutes qu'il y a eu récemment au Tibet, en estimant que n'importe quel pays aurait le même type d'attitude « répressive ». Au prix de plusieurs morts, peut-on se demander ? Décidément, ce sénateur nous étonnera toujours autant. Alors qu'on assiste à un ethnocide organisé par les autorités chinoise au Tibet, les nostalgiques de la « révolution communiste » n'arrivent pas à prendre un minimum de recul. Des Tibétains meurent, leur culture et leur langue sont menacées. Ils demandent légitimement leur autonomie et M. Mélenchon nous sert ses dissertations à contre courant. Vive la République... populaire de Chine.

15:21 Écrit par klara dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/04/2008

j'avais une dizaine d'années

J'avais une dizaine d'années quand Natacha est morte. Je me souviens j'avais peur de faire les courses au Leclerc avec ma mère. J'avais peur d'emmener ma mère chez le vétérinaire. Pauvre Jean GROIX !! Tout ce qu'on a pu dire sur toi.

J'étais trop petite pour comprendre. Je n'étais pas dans le milieu breton.

Maintenant que je sais qu'on t'a essentiellement arrêté parce que tu logeais des basques et que tu avais des armes chez toi. J'ai honte.

Quand je vois que pendant tout ce temps, le vrai coupable courait et continuait à tuer et toi tu te suicidais car tu ne supportais pas la prison. Qui te réhabiliera? 

J'espère que Fourniret aura ce qu'il mérite.

 

 

20:38 Écrit par klara dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

artice de l'ABP

Procès de Michel Fourniret : réhabilitons la mémoire d'un absent des débats, le militant politique breton Jean Groix
Le procès de Michel Fourniret s'est ouvert ce jeudi à 10 heures devant la cour d'assises des Ardennes au palais de justice de Charleville-Mézières. Il doit répondre devant la cour d'assises de sept meurtres de jeunes femmes ou adolescentes - dont deux avec préméditation - et autant de viols ou tentatives, commis entre 1987 et 2003 des deux côtés de la frontière franco-belge. Michel Fourniret aura fait une autre victime. « On ne parlera pas d'elle pendant ces deux mois d'audience mais la mort de ce militant Breton jean groix est bien la conséquence d'un de ces crimes associé à l'acharnement de la police anti-terroriste contre lui et relayé par les média. »

L'affaire commence le 20 novembre 1990 avec l'arrestation à Rezé de ce militant breton dans le cadre d'une enquête sur le meurtre et le viol d'une fillette de cette ville, Natacha Danais. Au cours de la perquisition à son domicile les enquêteurs découvrent trois militants basques présentés immédiatement par la police comme des membres d 'E T A.

Les médias, avec la complicité de la police judiciaire et la sûreté urbaine de Nantes et la 6e DCPJ, ancêtre de la DNAT, s'empare de l'affaire. « 1er et 2 décembre 1990 » Presse Océan et Ouest France titrent : Natacha : un faux suspect et des vrais terroristes – l'insolite découverte de l'enquête sur la mort de Natacha. Et les commentaires vont bon train : «Jeudi, les enquêteurs sur l'assassinat de la petite Natacha Danais, cette Rezéenne de 13 ans dont on a retrouvé le corps samedi dernier sur une plage de Vendée. [...]. Or, sur leur liste de suspects il y avait le nom de ce vétérinaire d'une quarantaine d'années Jean Groix, récemment établi à Rezé. Le cabinet est situé juste en face du domicile de Natacha et le médecin possède deux fourgonnettes blanches, comme celles que la sœur de Natacha a cru apercevoir le jour de la disparition. Bien qu'il aurait été déjà été entendu, de nouveaux éléments auraient justifié la perquisition de jeudi. [...] Les enquêteurs recherchent le manteau violet qui n'a pas été retrouvé et tout autre indice [...]. Et quel rapport avec l'assassinat de Natacha Danais ? Aucun manifestement. On a pu croire, dans un premier temps, que la jeune voisine du vétérinaire avait percé à jour son secret. Mais les terroristes seraient-ils allés jusqu'à l'éliminer physiquement ? [...] Le vétérinaire faisait un suspect en puissance. Fait sans doute aggravant, il connaissait la fillette : Il l'aidait à faire ses devoirs de mathématiques quand elle en avait besoin. »



Après plusieurs jours de vérification, les enquêteurs dissocieront les deux affaires. La presse se calmera, mais le mal est fait : « il n'y a pas de fumée sans feu », pour beaucoup le doute sur l'implication du militant dans le meurtre subsistera.

À la fin de la garde à vue, jean groix est transféré à Paris en compagnie des trois militants basques qu'il avait hébergés, pour être présenté à un juge anti-terroriste et incarcéré en région parisienne. Jean Groix, militant politique, était capable d'assumer ses choix politiques d'aide aux Basques, mais était-il capable de supporter les accusations qui avaient été portées contre lui pour ce qui est du meurtre de sa voisine ? C'est dans cet état d'esprit qu'il est arrivé à la prison de Fresnes. Quand le militant breton est arrivé en détention, il s'est retrouvé étiqueté « militant politique » mais aussi « pointeur ». Ce statut de pointeur est le pire que l'on puisse avoir en détention puisqu'il entraîne bon nombre de sévices et d'humiliations de la part même des autres détenus. En prison, milieu très fermé par excellence, les nouvelles, vraies ou fausses, les rumeurs se propagent très vite et le personnel de l'administration pénitentiaire n'est pas là pour y remédier, bien au contraire. Il n'a pas supporté. Le 29 janvier 1991, jean groix était retrouvé sans vie dans sa cellule de la prison de Fresnes.

Cette douloureuse affaire aurait pu s'arrêter là, mais c'était sans compter sur le vice de certains policiers anti-terroristes. Au mois de mai 1992, à une semaine d'intervalle, deux séries d'arrestation de militants ayant hébergé des Basques ont lieu en Bretagne. Pendant les gardes à vue, des policiers se sont employés à salir la mémoire de jean groix pour faire pression sur les personnes interrogées. Les policiers affirmaient qu'ils étaient toujours persuadés de la culpabilité de jean groix dans l'assassinat de Natacha. Non seulement ils l'affirmaient, mais c'était à grand renfort d'exemples aussi sordides les uns que les autres. «Jean Groix avait lavé sa camionnette à grande eau pour faire disparaître le sang après le meurtre» ou encore «il avait gardé le cadavre pendant plusieurs jours après le meurtre dans un congélateur à son cabinet médical». «Les gens qui hébergent des Basques comme vous sont des assassins», «Le vétérinaire de Rezé prenait des stagiaires très jeunes qu'il harcelait sexuellement», «c'était un pervers sexuel, c'est pour cela que sa femme l'avait quitté ». Le tout bien sûr en exhibant les photos de la fillette sans vie. Plusieurs personnes sont sorties de leur garde à vue en se posant de nombreuses questions sur la part de vérité dans cette histoire, la pression supportée pendant la garde à vue n'aidant pas à la sérénité de la réflexion.

Pendant combien d'années le doute a-t-il été délibérément entretenu par des personnes possédant autorité en la matière ? Quel média a jugé bon de réhabiliter jean groix ? Quel média décidera un jour de consacrer autant de lignes et de conviction à affirmer l'innocence d'un individu qu'il en avait pu faire pour alimenter la suspicion lors de son arrestation ?

C'est bien le système judiciaire français qui est en cause : juger par média interposé. Il a l'entière responsabilité de la mort cruelle du docteur Jean Groix. La police et la justice française n'ont rien fait pour rétablir la vérité. C'est à nous de réhabiliter sa mémoire !

Pour la LBDH M. Herjean

20:34 Écrit par klara dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/03/2008

Merci Luc pour cette place de concert. Merci à toi Linda.

Ce soir, j’ai assisté à un concert au Zénith Nantes Métropole. Une artiste québécoise que je n’avais pas vue depuis au moins 5 ans.

Le Zénith, je le voyais plus grand que çà. J’étais bien placée. Elle était devant moi, à moins de 10 mètres, je voyais son regard, ses mimiques, son interprétation. Simple. Digne. Belle. Accompagnée de 2 guitaristes, père et fils.

Et oui, il s’agit de Linda Lemay. Concert en deux parties avec entracte 20 mn. Elle a joué ses grands morceaux comme : Les souliers verts, le plus fort c’est mon père, Drôle de mine, chaque fois que le train passe, je voudrai te prendre, Paul-Emile a des fleurs, la centenaire. D’autres que je ne connais que depuis peu car j’ai réécouté ses albums et découvert son dernier « ma signature » comme Alphonse, mime….

Son interprétation est grandiose. Beaucoup de communication avec public et musicos. Deux musiciens. Peu de lumière, lumière pas agressive, simple. La déco simple également, des guitares partout en l’air.

La bouche grande ouverte, grande articulation, les yeux grands ouverts. On n’entend pas la respiration, qui est bien contrôlée. Des rythmes saccadés, des accélérations, des pauses.

La centenaire dans son fauteuil.

Elle a fini avec La Visite dans ses rappels. Là magique, on aurait dit une grand-mère décoiffée mal habillée. Elle tirait ses vêtements. Elle faisait sale regard aux guitaristes. Elle est partie en courant et est revenue en courant et a sauté à la dernière mesure guitariste.

Elle explique ses chansons. Elle est humoristique. Elle déteste le golf, moi également (j’ai beaucoup pensé à un de mes patrons).

Elle parle d’accouchement (surtout du manque de médecin ou le médecin ailleurs mais pas à sa garde), de la famille, de la pédophilie, mort, euthanasie, handicap…. Tous ces sujets sont d’actualité et tabous.

Merci Linda, merci beaucoup.

J’ai pleuré sur la chanson sur son père, sur les souliers verts. Beaucoup de souvenirs.

00:56 Écrit par klara dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/02/2008

 

La BAC patrouille sur le campus : flics hors des facs !
Après la manifestation du jeudi 24 janvier pour la défense du service public, qui a rassemblé près de 10 000 personnes à Rennes, les étudiants ont tenu une AG à l'université Rennes 2, réunissant une centaine de personnes. Vers 16h30, à la fin de l'AG, un groupe de 3 représentants des forces répressives de l'Etat Français, appartenant à la Brigade Anti Criminalité, en civil, sans brassard, patrouillaient sur le campus. Des étudiants ayant reconnu les agents, sont allés leur expliquer que leur présence n'était pas souhaitable dans l'enceinte de la fac, ce à quoi l'un d'eux a répondu « Si j'avais des enfants comme vous, je les emmènerais chez le véto pour les faire piquer ». Parvenus sur le parking de l'université, ils ont tout à coup sorti leur brassard et commencé à contrôler un groupe d'étudiants qui sortaient de l'AG et particulièrement actifs dans le mouvement contre la LRU. L'un d'entre eux a été interpellé, et mis en garde-à-vue pendant 24 heures ! A l'issue de cette garde-à-vue, il est mis en examen pour des violences sur un professeur, et interdit de séjour sur le territoire du département fantoche d'Ille-et-Vilaine jusqu'à la tenue de son procès.

Le professeur qui l'accuse l'aurait « formellement » reconnu, ainsi que l'agent de sécurité qui l'a repéré lors de l'assemblée générale.(selon le Télégramme du 26/01/08) Mais ont-ils reconnu l'« agresseur » du professeur, ou un militant motivé qui avait eu le malheur de trop se faire remarquer ? C'est bien sur a cause du manque trop criant de preuves tangibles, et pour empêcher ce camarade d'organiser sa défense, de réunir les témoignages prouvant qu'il était absent lors des faits qu'on lui reproche, que la justice française l'éloigne de Rennes.

Mais que faisait la BAC sur le campus ? Quelqu'un les avait-ils appelés ? Ou viendront-ils désormais fliquer toutes nos AG? Un pas de plus a été franchi dans la répression : même à la fac, l'activité politique devient risquée... L'organisation de la résistance devient plus que jamais nécessaire.

Sourmomp betek an trec'h !

SLB Skol-Veur

18:16 Écrit par klara dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

 

ryanair_sarko_3

18:12 Écrit par klara dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |