12/04/2008

 

Mélenchon, le Tibet et les minorités
Le pire opposant aux causes minoritaires ne pouvait pas en rester à essayer de discréditer les minorités en France ! En effet depuis plusieurs années M. Mélenchon s'en prend aux Bretons, Basques ou Corses en s'improvisant bien maladroitement spécialiste des langues régionales. En grand défenseur de l'indivisibilité de la République, il ne pourrait, selon lui, y avoir officiellement de place pour d'autres langues en France ? Le « très à gauche sénateur francilien » s'en prend désormais aux Tibétains, en situation minoritaire eux aussi. Il en deviendrait presque compatissant du régime chinois entaché par les événements aux Tibet et cela au point d'amenuiser l'impact de la politique répressive en Chine, tout en s'improvisant historien. M. Mélenchon délare en effet dans son blog que « Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle [...] Parler »d'invasion« en 1959 pour qualifier un évènement à l'intérieur de la révolution chinoise est aberrant. » Évoquant un Tibet au passé tyrannique, coupable des pires exactions envers son peuple, il justifierait presque la répression des émeutes qu'il y a eu récemment au Tibet, en estimant que n'importe quel pays aurait le même type d'attitude « répressive ». Au prix de plusieurs morts, peut-on se demander ? Décidément, ce sénateur nous étonnera toujours autant. Alors qu'on assiste à un ethnocide organisé par les autorités chinoise au Tibet, les nostalgiques de la « révolution communiste » n'arrivent pas à prendre un minimum de recul. Des Tibétains meurent, leur culture et leur langue sont menacées. Ils demandent légitimement leur autonomie et M. Mélenchon nous sert ses dissertations à contre courant. Vive la République... populaire de Chine.

15:21 Écrit par klara dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/04/2008

j'avais une dizaine d'années

J'avais une dizaine d'années quand Natacha est morte. Je me souviens j'avais peur de faire les courses au Leclerc avec ma mère. J'avais peur d'emmener ma mère chez le vétérinaire. Pauvre Jean GROIX !! Tout ce qu'on a pu dire sur toi.

J'étais trop petite pour comprendre. Je n'étais pas dans le milieu breton.

Maintenant que je sais qu'on t'a essentiellement arrêté parce que tu logeais des basques et que tu avais des armes chez toi. J'ai honte.

Quand je vois que pendant tout ce temps, le vrai coupable courait et continuait à tuer et toi tu te suicidais car tu ne supportais pas la prison. Qui te réhabiliera? 

J'espère que Fourniret aura ce qu'il mérite.

 

 

20:38 Écrit par klara dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

artice de l'ABP

Procès de Michel Fourniret : réhabilitons la mémoire d'un absent des débats, le militant politique breton Jean Groix
Le procès de Michel Fourniret s'est ouvert ce jeudi à 10 heures devant la cour d'assises des Ardennes au palais de justice de Charleville-Mézières. Il doit répondre devant la cour d'assises de sept meurtres de jeunes femmes ou adolescentes - dont deux avec préméditation - et autant de viols ou tentatives, commis entre 1987 et 2003 des deux côtés de la frontière franco-belge. Michel Fourniret aura fait une autre victime. « On ne parlera pas d'elle pendant ces deux mois d'audience mais la mort de ce militant Breton jean groix est bien la conséquence d'un de ces crimes associé à l'acharnement de la police anti-terroriste contre lui et relayé par les média. »

L'affaire commence le 20 novembre 1990 avec l'arrestation à Rezé de ce militant breton dans le cadre d'une enquête sur le meurtre et le viol d'une fillette de cette ville, Natacha Danais. Au cours de la perquisition à son domicile les enquêteurs découvrent trois militants basques présentés immédiatement par la police comme des membres d 'E T A.

Les médias, avec la complicité de la police judiciaire et la sûreté urbaine de Nantes et la 6e DCPJ, ancêtre de la DNAT, s'empare de l'affaire. « 1er et 2 décembre 1990 » Presse Océan et Ouest France titrent : Natacha : un faux suspect et des vrais terroristes – l'insolite découverte de l'enquête sur la mort de Natacha. Et les commentaires vont bon train : «Jeudi, les enquêteurs sur l'assassinat de la petite Natacha Danais, cette Rezéenne de 13 ans dont on a retrouvé le corps samedi dernier sur une plage de Vendée. [...]. Or, sur leur liste de suspects il y avait le nom de ce vétérinaire d'une quarantaine d'années Jean Groix, récemment établi à Rezé. Le cabinet est situé juste en face du domicile de Natacha et le médecin possède deux fourgonnettes blanches, comme celles que la sœur de Natacha a cru apercevoir le jour de la disparition. Bien qu'il aurait été déjà été entendu, de nouveaux éléments auraient justifié la perquisition de jeudi. [...] Les enquêteurs recherchent le manteau violet qui n'a pas été retrouvé et tout autre indice [...]. Et quel rapport avec l'assassinat de Natacha Danais ? Aucun manifestement. On a pu croire, dans un premier temps, que la jeune voisine du vétérinaire avait percé à jour son secret. Mais les terroristes seraient-ils allés jusqu'à l'éliminer physiquement ? [...] Le vétérinaire faisait un suspect en puissance. Fait sans doute aggravant, il connaissait la fillette : Il l'aidait à faire ses devoirs de mathématiques quand elle en avait besoin. »



Après plusieurs jours de vérification, les enquêteurs dissocieront les deux affaires. La presse se calmera, mais le mal est fait : « il n'y a pas de fumée sans feu », pour beaucoup le doute sur l'implication du militant dans le meurtre subsistera.

À la fin de la garde à vue, jean groix est transféré à Paris en compagnie des trois militants basques qu'il avait hébergés, pour être présenté à un juge anti-terroriste et incarcéré en région parisienne. Jean Groix, militant politique, était capable d'assumer ses choix politiques d'aide aux Basques, mais était-il capable de supporter les accusations qui avaient été portées contre lui pour ce qui est du meurtre de sa voisine ? C'est dans cet état d'esprit qu'il est arrivé à la prison de Fresnes. Quand le militant breton est arrivé en détention, il s'est retrouvé étiqueté « militant politique » mais aussi « pointeur ». Ce statut de pointeur est le pire que l'on puisse avoir en détention puisqu'il entraîne bon nombre de sévices et d'humiliations de la part même des autres détenus. En prison, milieu très fermé par excellence, les nouvelles, vraies ou fausses, les rumeurs se propagent très vite et le personnel de l'administration pénitentiaire n'est pas là pour y remédier, bien au contraire. Il n'a pas supporté. Le 29 janvier 1991, jean groix était retrouvé sans vie dans sa cellule de la prison de Fresnes.

Cette douloureuse affaire aurait pu s'arrêter là, mais c'était sans compter sur le vice de certains policiers anti-terroristes. Au mois de mai 1992, à une semaine d'intervalle, deux séries d'arrestation de militants ayant hébergé des Basques ont lieu en Bretagne. Pendant les gardes à vue, des policiers se sont employés à salir la mémoire de jean groix pour faire pression sur les personnes interrogées. Les policiers affirmaient qu'ils étaient toujours persuadés de la culpabilité de jean groix dans l'assassinat de Natacha. Non seulement ils l'affirmaient, mais c'était à grand renfort d'exemples aussi sordides les uns que les autres. «Jean Groix avait lavé sa camionnette à grande eau pour faire disparaître le sang après le meurtre» ou encore «il avait gardé le cadavre pendant plusieurs jours après le meurtre dans un congélateur à son cabinet médical». «Les gens qui hébergent des Basques comme vous sont des assassins», «Le vétérinaire de Rezé prenait des stagiaires très jeunes qu'il harcelait sexuellement», «c'était un pervers sexuel, c'est pour cela que sa femme l'avait quitté ». Le tout bien sûr en exhibant les photos de la fillette sans vie. Plusieurs personnes sont sorties de leur garde à vue en se posant de nombreuses questions sur la part de vérité dans cette histoire, la pression supportée pendant la garde à vue n'aidant pas à la sérénité de la réflexion.

Pendant combien d'années le doute a-t-il été délibérément entretenu par des personnes possédant autorité en la matière ? Quel média a jugé bon de réhabiliter jean groix ? Quel média décidera un jour de consacrer autant de lignes et de conviction à affirmer l'innocence d'un individu qu'il en avait pu faire pour alimenter la suspicion lors de son arrestation ?

C'est bien le système judiciaire français qui est en cause : juger par média interposé. Il a l'entière responsabilité de la mort cruelle du docteur Jean Groix. La police et la justice française n'ont rien fait pour rétablir la vérité. C'est à nous de réhabiliter sa mémoire !

Pour la LBDH M. Herjean

20:34 Écrit par klara dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |